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Un mois au Cambodge

Pour mon premier voyage en Asie, j’ai choisi de me rendre au Cambodge. Coincé entre la Thaïlande, le Laos et le Vietnam ce pays d’environ 15 millions d’habitants s’ouvre petit à petit au tourisme. Les Khmers sont majoritairement bouddhistes, souriants et accueillants. Dans un climat tropical et des paysages variés vous découvrirez son incroyable Histoire.

Je suis partie le 20 Novembre de France pour arriver juste à la fin de la saison des pluies avant qu’il ne fasse vraiment trop chaud. C’est à Siemp Reap que j’ai retrouvé mes deux amis de toujours avec qui j’ai découvert cette partie du monde.

  • Siem Reap et les temples : 

Dès l’arrivée à l’aéroport c’est une claque de chaleur et d’humidité. Il faut garder sa patiente pour les contrôles d’entrée et de visa. J’avais acheté le mien sur internet pour aller plus vite avant de partir (32 €). Mon bagage est évidemment resté à Bangkok mais il a pris le vol suivant et l’aéroport me l’a donc livré directement à l’hôtel. La première chose à faire est de retirer des dollars. Vous payez en dollars et on vous rends des riels en général. Petit à petits il deviendra plus intéressant de payer avec la monnaie du pays, apprenez à négocier, vous pourrez diviser le coût de votre voyage par deux. Il y a des restaurants partout et la cuisine khmer est particulièrement délicieuse et abordable. Pour ne pas être trop dépaysé à l’arrivée, offrez vous un cocktail sur Pub street, la bière est vraiment très peu cher !

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Les trois premiers jours ont été consacrés à la visite des temples d’Angkor. Ce site archéologique classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO ravira les yeux des enfants et des amateurs d’histoire. Cachés dans la forêt paisible du Nord, les temples de l’ancien empire Khmer (IXème au XVème siècles) sont l’atout touristique du pays. Le plus grand et le mieux conservé Angkor Vat est également le plus connu. Majestueux et enchanteur, essayez de le visiter entre midi et deux pour éviter les bus chinois et Coréens qui, heureusement, sont rapides et peu intéressés par les autres constructions. C’est la saison parfaite il ya encore de l’eau dans les bassin, si le soleil se cache, il revient très vite.

Jour 1 : Puisque c’est agréable et écolo vous pouvez louer un vélo à Siem Reap pour 2$/jour. Demandez ensuite à un Tuk-tuk de vous emmener acheter un billet d’entrée (très cher : 62$ pour un pass 3 jours), puis à la porte du site. Pensez à l’eau, il fait très chaud, et au k-way en cas d’averse. Faites la visite à votre rythme c’est tout de même une petite trotte.
Jour 2 : Prenez cette journée pour les temples les plus éloignés, notamment Banteay Srey, la citadelle des femmes à 37 Km au Nord de Siem Reap. Le Roi le fit construire pour l’élue de son cœur. En pierre rose, il est orné de nombreuse sculptures d’Apsara, des nymphes d’une grande beauté. Nous avons négocié 12$ de tuk-tuk pour la journée, à 3 presonnes.

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Jour 3 : Consacré le dernier jour aux temples les plus connus (Angkor Vat, Ta Prohm) prenez le temps de vous balader, de profiter de l’atmosphère. N’hésitez pas à emporter votre guide de voyage il y a souvent de belles explications sur les lieux, leur décor, leur contexte.
Nous avons dormi dans la guesthaouse tout à fait correct Season square villa comptez 7$ la nuit/personne.

  • Battambang

Départ en bus aux alentours de 8H00. Environ 4H30 de trajet depuis Siem Reap pour 12$. Demandez à l’hôtel par mail de vous envoyer un tuk-tuk à l’arrivée avec votre nom, c’est beaucoup plus simple et vous serez sûr qu’on vous emmène au bon endroit. Nous descendons au Blue Diamond. Ce n’est pas au centre mais il y a une piscine, tout est neuf. Un bon restaurant. Les chambres sont vraiment spacieuses, comptez 3$ pour un plat, 5$ par nuit.

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Battambang est la deuxième plus grande ville Cambodgienne par sa population, il est agréable de s’y promener, de repérer l’architecture coloniale Française encore présente par endroit. C’est assez charmant et tranquille. Le marché est inévitable pour se plonger dans la culture, les odeurs. Vous y trouverez de quoi vous restaurer, des épices, des bijoux, des manucures…

Après la promenade, nous nous sommes offert un moment au Vanak massage (En face du madison corner). Prestations dispensés par des aveugles qui connaissent très certainement votre anatomie et ses points les plus sensibles. Bien que nous ayons demandé la formule Medium, la séance est très énergique. Pour le moment de bien-être on repassera, c’était plutôt rouleau compresseur. Cependant, les jours suivants on se sent mieux.

Pour nous remettre de nos émotions nous nous sommes arrêtés dans le bar d’à côté, le Madison Corner. Très joli hasard qui nous a permis de rencontrer Patrice Belin, patron Français du lieu. Amoureux du Cambodge, il y vit depuis 12 ans. Il vous contera son histoire, sourire aux lèvres. Si vous êtes sage, peut être pourrez vous déguster le rhum local bio de Kampot. N’hésitez pas à lui poser des questions en rapport avec ce que vous aimeriez faire (manger du chien, vous faire tatouer au bambou, vous balader en bateau, sports extrême…) il connait le pays et beaucoup de monde.

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Le lendemain, prenez un tuk-tuk pour la demi journée. Allez vous promener paisiblement du côté de Wat EK Phnom. Un joli petit temple en ruines orné de fleurs sauvages et un immense bouddha blanc. Au retour, arrêtez vous le long de la route pour découvrir les artisans qui préparent les feuilles de riz. Mangez un rouleau de printemps et un nems, plus frais c’est impossible !

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  • PURSAT/ KAMPONG CHHNANG

Franchement la ville de Pursat ne nous a pas tapé dans l’oeil. On y arrive facilement par le bus. Nous avons logé dans un hôtel de base environ 5$ la nuit, le Than Sour Tmei . Il y a une petite vendeuse à gauche en sortant qui fait des plats pour le soir, sinon en face le sky bar un endroit un peu douteux ou la carte est excessivement cher.

L’idée était juste d’y passer la nuit afin de nous rendre le lendemain à Kampong Chhnang. Le village flottant sur le lac Tonle Sab est magnifique. On embarque sur un petit bateau qui durant une heure vous fera traverser la vie particulière des habitants. La station service, l’église , l’école… posées sur l’eau. Lorsqu’une bonne place est disponible ou s’il faut faire une réparation, les habitants déplacent carrément leur maison et c’est un spectacle assez incroyable.

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  • PHNOM PENH

Et du bus et du bus ! Pensez à recharger votre playlist et vos écouteurs, la lecture est parfois difficile étant donné la conduite sportive, le karaoké et le chant du coq. De Pursat, Comptez une bonne journée pour arriver jusqu’à la capitale.

Nous n’avons pas passé beaucoup de temps en ville. Mais il y a énormément de choses à voir. Se promener sur les quais le long du Mékong, un petit côté promenade des anglais. En soirée, les arbres se parent de lumières c’est agréable d’y siroter un verre.

Un moment inoubliable du voyage et l’un de mes coups de cœur malgré ce qu’il représente : la visite du S21. Musée du génocide comme l’appellent les guides. Je l’ai plus ressenti comme un espace de recueil, de mémoire. Cette ancien lycée construit par les français est tristement devenu un centre de torture durant la folie du régime Khmer rouge. Bien que l’on puisse avoir une notion de qui était Pol Pot et savoir qu’une guerre civile à eu lieu au Cambodge, cette visite nous permet vraiment de nous rendre compte et de comprendre ce qui à put se passer entre 1975 et 1979. Comment en 4 ans , 1,7 millions de personnes sont mortes dans leur pays, sous les coups d’une révolution manquée, devenue absurde et incontrôlable. A cette époque en France, on ne croit pas vraiment aux cris des victimes, Pol Pot à fait ses armes au Pati Communiste Français et fréquenté les bancs de la Sorbonne, il y rencontre d’ailleurs un certain Jacques Vergès qui le défendra plus tard. Réticente au départ, j’ai eu peu d’un Disneyland de l’horreur comme peut l’être le musée du World Trade Center. Ce n’est pas du tout le cas. C’est une promenade solitaire à travers l’histoire. Je vous recommande fortement l’audio-guide très bien réalisé, qui permet l’écoute de témoignages, de musique, de discours… On vous donne les infos, c’est à vous de les intégrer. Pas de voyage au Cambodge sans comprendre ce passé qui marque encore les esprits de chacun des sourires que vous croiserez. Les personnes qui ont 43 ans actuellement ont vécu cette horreur, c’était hier. La population dont une génération entière a été décimée possède une moyenne d’âge de 22 ans, pour vous donner une idée.

Pour se détendre on va manger au restaurant Frizz 67, Oknha Chhun St. (240) . l’endroit parfait pour déguster la cuisine Khmer, leur Beef salade est délicieuse. Faites ensuite un tour au marché Russe. Vous y trouverez de tout cependant c’est assez cher, pour les baskets et autres articles de marque, je vous conseils plutôt d’organiser un voyage au Vietnam.

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Notre hôtel : Royal Guest House était très bien, petit déjeuné copieux et en face d’un bar a cocktails. Proche du marché central, c’est toujours agréable de se promener le long des allées pour s’imprégner de l’atmosphère de la ville.

L’entrée du palais royal est fixée à 11$, il faudra se pousser pour ne pas être sur les photos des touristes. C’est à voir parce qu’il reste peu d’histoire du pays après les destructions en masse du régime Khmer rouge, ça dépayse mais rien d’extraordinaire. Attention, certaines partie sont fermée quand le roi si trouve, à vérifier.

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Pour finir nous avons grimpé jusqu’au temple de Wat Phnom qui domine la ville de 27 mètres. Juste en dessous, l’ancien quartier Français.

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  • SIHANOUKVILLE

Et oui, au Cambodge il y a aussi la plage. La ville est posée tout au bord du golf de Thaïlande c’est probablement l’une des eaux les plus chaudes où je me suis baignée. La ville en elle même n’a vraiment rien de magique. Son marché est le même qu’ailleurs. En pleine ouverture au tourisme, les promoteurs immobiliers ont la main mise ici. Les constructions poussent partout et à cause de la chaleur certains chantiers ont lieu la nuit…évitez que ce soit derrière votre hôtel. La pluie n’est pas rare le long des côtes, vérifiez la météo. Quelques casinos ; apparemment un haut lieu de la fête Vers le centre. Nous n’avons ni vu ni entendu grand monde à cette période. L’immense plage d’Otres pourrait être magnifique mais ici la prévention quand à la pollution n’a pas encore eu lieu. On jette ses détritus à la mer et forcément…Ils reviennent.

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Pour ceux qui sont plus bolas, feu au bord de la plage champignons et crustacés vous trouverez de nombreuses auberges de jeunesses à Otres beach dont le nom évoque leur « coolilitude ». (Mushroom Point, the green place…). Nous avons choisi plus traditionnel mais au bord de l’eau : Otres long Beach Bungalow II.

Nous avons tout de même passé quelques jours sur la plage. Bronzage ou cours de yoga avec Marta (5$/h; Tel What’s app : +855 97 284 0537). Il est agréable de faire un tour sur les îles. Un bateau vous emmène toute la journée pour 12$ par personne vers Koh Russei, Koh Rong Salem, Koh Ta Kiev… Vous pouvez aussi pour quelques dollars en plus organiser votre propre tour.

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  • KAMPOT/ KEP

Elue à l’unanimité meilleure ville de notre séjour au Cambodge, Kampot est apaisée, sereine, jolie. Un petit café hipster pour le matin, un restaurant face à la rivière le soir, il y fait bon vivre. Pour ne rien gâcher, nous étions dans une guest house tenue par des Cambodgiens parlant encore le français. Ils adorent parler la langue et pourront vous aiguiller sur ce qu’il y a voir et à faire. Le père, aux heures de sieste, en toute intimité vous racontera sa vie et ses souvenir du régimes Khmers rouge, ses doutes quand aux nouvelles générations. Le fils préparera vos billets de bus. Il nous a beaucoup aidé pur notre départ au Vietnam.

De Kampot, vous pouvez prendre un petit van et vous rendre à Kep en une heure. Il y a la plage mais c’est également l’endroit idéal pour déguster des petits crabes grillés au poivre de Kampot, la spécialité. Le marché au poisson, un peu plus haut dans la ville est très authentique.

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A faire, c’est obligatoire : le cours de cuisine proposé par le Khmer Roots cafe. Le chef est très attentif et vous expliquera tout pour faire vous même votre lait de coco, votre pâte de curry. C’est une très belle façon d’échanger, de comprendre la culture. Vous en sortirez avec plein de recettes à reproduire à la maison (je vous en donnerai quelques-unes dans un article spécial). Bien que pleine de saveur, la cuisine khmer n’est pas trop épicée. Avec quelques ingrédients de base vous pouvez faire toutes sorte de plats. Nous avons eu la chance de partager ce moment avec les blogueurs du site International cuisine, leurs photos et recettes vous en diront encore plus.

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Passez ensuite par la plantation de poivre. Immanquable. Le poivre de Kampot est l’un des plus réputé au monde. Vous apprendrez tout sur les secrets de fabrication. (Pour ceux qui n’auraient pas le temps, j’ai promis de faire un article dédié et un Lannister…pardon). Cette journée fût notre journée préférée et elle nous a coûté en tout et pour tout 20$ par personne.

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Un second jour peut être consacré à la découverte des campagnes Cambodgiennes. Passage par le Secret lake (secret car c’est Pol Pot qui en a ordonné la construction afin de créer des réserves d’eau. Bonne initiative sauf qu’évidemment les ouvriers, forcés au travail, sont nombreux a avoir laisser leurs âmes au fond. C’était là ou il ne fallait pas aller, ce qu’il ne fallait pas dire).

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Un petit pique-nique au bord de l’eau puis la découverte des caves du temple Phnom Chhngok. Impressionnant ce creux dans la montagne ou depuis des siècles on imagine une histoire. La visite est menée par des enfants malheureusement trop jeunes. « Regardes ici l’éléphant, vois tu ses oreilles ? », des jeunes filles aux pieds agiles et aux yeux de lynx vous entraînent dans une descente périlleuse afin que vous puissiez admirer les chauves-souris qui se cachent là. La bienséance dirait de ne pas leur donner d’argent, que cela les décourage d’aller à l’école.Le cœur donne quand même. Restez raisonnable sur le pourboire. Sur le retour arrêtez vous le long de la route pour déguster un jus de cannes à sucre.

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Pour finir en beauté et sur une belle impression du Cambodge, profitez du coucher de soleil à bord de l’un des bateaux qui vous attendent le long du fleuve. Départ vers 19H00 à l’heure où les crevettiers rentrent au port.  60 minutes de balade, une boisson offerte et même quelques lucioles.

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J’espère que vous apprécierez le  Cambodge autant que moi, je suis à votre écoute pour toute question.

A très vite pour la suite.

 

 

 

 

 

 

 

La cuisine Mexicaine

Bonne nouvelle pour les gourmands et gourmets, la « cocina mexicana » est classée au patrimoine culturel immatériel mondial de l’Unesco. Elle est donc à la fois traditionnelle et contemporaine, inclue les ingrédients majeurs du pays et représente le Mexique en dehors de ses frontières. Riche et variée, elle mélange différentes influences ancestrales. Des Aztèques aux colons hispaniques qui apportèrent avec eux leurs esclaves et donc certaines traditions africaines. Elle est aussi mixte que sa population et c’est tant mieux !

Si lors de vos soirées mexicaines, vous cuisinez des fajitas, pensez nachos et burritos… vous êtes complètement à côté de la plaque. Vous confondez avec la cuisine Tex-Mex, plutôt en provenance du Texas ou de la Californie, influencée bien sûr par certains plats mexicains. Vous trouverez sûrement un burrito tout au Nord du pays mais ce n’est pas vraiment représentatif de ce que vous mangerez dans une  vraie cocina économica (petit restaurant de famille).

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La Chaya Maya, restaurant, Mérida @aliceemorine

Pas de complexe au Mexique, on grignote entre les repas et même on en fait plein. En gros, on mange quand on a faim, quand on veut. Entre le petit déjeuné souvent tôt le matin, le repas vers 15H00 et le diner vers 22H00, vous trouverez dans la rue, au bureau, partout, des vendeurs ambulants avec une glacière ou une petite remorque à roulette. Ces restaurants de rue vont jusqu’à installer quelques tabourets devant un comptoir, c’est ce que l’on appel les «puestos». Les nouveaux Hipsters et leur « Food truck » pardon mais pour l’originalité c’est zéro 😉

Quand est ce qu’on mange quoi ?

Les ingrédients principaux sont : le maïs, dont la farine permet de faire les tortillas (incontournables comme le pain en France), le piment sous toute ses formes, les frijoles (purée de haricot rouge), la tomate et l’avocat. Simplement à partir de cela les recettes se déclinent à l’infini.

  • Le matin : 

Attention, au Mexique on mange piquant dès le réveil, par exemple, un bol de Chilaquiles : Ce sont des morceaux de tortillas frites et séchées plongés dans une sauce verte ou rouge (choisissez votre piment), souvent accompagnés de crème fraiches, d’oignon et de petits morceaux de fromage frais. Parfois d’un oeuf dur ou de morceaux de poulet. impossible de ne pas essayer, moi j’adore !

Los Huevos al gusto : les oeufs comme vous les voulez à la sauce mexicaine, au plat, en omelette…no pica ! (ne jamais croire un mexicain qui vous le dit).

Les Tamales :  De la pâte de maïs farcie avec de la viande ou des fruits. Cuits à la vapeur dans une papillote confectionnée avec les feuilles protégeant l’épis de maïs. Vous en trouverez toute la journée au coin des rues et surtout à Oaxaca dont c’est l’une des spécialités.

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Tamales

Pour votre café sachez que bien que le pays soit producteur, la plupart du temps lorsque vous le commanderez on vous apportera un café de Olla c’est un café très très flotté avec du sucre et de la cannelle. C’est assez bon mais cela ressemble plus à un thé. Si vous aimez le café serré on vous servira un Nescafé soluble. Les addicts devront s’armer de patiente et aller visiter les plantations du Chiapas.

Le jus d’orange :  Pressé directement dans la rue devant vous ou un Liquado (mixte de banane avec d’autres fruits de votre choix et un peu de lait), les fruits c’est la vie !

  • A midi :

La pause repas se situe autour de 15H00 mais vous trouverez de quoi vous restaurer un peu partout si vous voulez grignoter entre temps. A savoir:  « antojitos » = snacks.

Les Tortas : un sandwich dans du pain coupé en deux et rempli de divers ingrédient à votre guise. Avocat, fromage, mayonnaise, viande froide… souvent très copieux et délicieux.

Les empanadas : Ce sont de petit chaussons farcis en fonction de la région. Pomme de terre, oeufs, viande, légumes.

Tlayuda: il s’agit d’une grande tortilla de maïs craquante sur laquelle on dispose une couche de frijoles, des tomates, des oignons, du fromages, de l’avocat puis la viande de son choix. Poulet, bifteck.

Quesadilla :  les quesadillas sont des tortillas de maïs chaudes pliées en deux et fourrées de queso (fromage) c’est un des symboles culinaires du Mexique, vous ne pouvez pas revenir sans en avoir mangé une. Ci dessous servies avec du riz et une purée de frijoles.

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Quesadilla

Mollete: Tartine de frijoles avec un peu de fromage sur du pain tranché

Enchiladas : tortillas généralement frites recouvertes de sauce verte ou rouge et servie avec du riz ou des frijoles.

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Enchiladas
  • Le soir

Après une journée à grignoter dans la rue, le soir on mange plutôt léger au Mexique.

Un cuerno (croissant au jambon ou sucré), pasteles (pâtisseries) et café.  Ce moment c’est ce que l’on appel un cafecito.

Pour ceux qui manger salé cela peut être un Esquites : Un gobelet rempli de grains de maïs avec un peu de leur eau de cuisson, des petits morceaux de piment, beaucoup de mayonnaise, une larme de citron et du piment en poudre. Les Elotes, c’est exactement la même chose sauf que l’on vous vend l’épis de maïs entier.

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Elotes

Un simple bouillon ou une soupe = caldo (en général il y a la dose de coriandre dans tout les plats = el cilandro).

Les Grandes spécialités à tester obligatoirement :

Vous le trouverez tout les jours partout et à n’importe quelle heure il est LA star Mexicaine, le TACOS.

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TACOS

Dans de petites tortillas chaudes vous choisissez votre viande (poulet, pastor, bisteck, costilla…) beaucoup de variantes et de choix, attention tout de même à poser les questions quand vous ne savez pas, par exemple le tacos de nana = l’utérus de porc.    Ceci est agrémenté de petits carrés de tomates et d’oignons blancs, de coriandre et d’un trait de citron vert. A tremper allègrement dans la sauce piquante, s’en mettre partout et s’ «enchiller » (se bruler la bouche avec le piment).

Barbacoa : Le repas du weekend quand on vous invite, c’est délicieux. Le barbecue Mexicain. La viande de mouton ou de boeuf est cuite longtemps à la vapeur jusqu’à devenir très tendre. On la mange ensuite dans des tortillas et avec l’eau de cuisson on fait un bouillon dans lequel on rajoute pois chiche et coriandre.

Le Mole : c’est une sauce à base de piment séchés (chipotle), de chocolat, tomates, cacahuètes et de sésame.                                                                                                                  Le mole poblano (de Puebla), le mole negro vient de Oaxaca.                                                      Ces sauces sont souvent servies sur du poulet.

Le CEVICHE : Si vous vous rendez près de la mer ou de l’océan. Il s’agit d’un tartare de poisson. Celui ci est coupé en petit dés et mariné dans du jus de citron. On y ajoute des petits morceaux de tomates, des dés d’oignon blanc, de la coriandre ciselée, un peu d’huile d’olive et un avocat. Frais et léger.

Le Guacamole :  Haaa ! Enfin, on croyait qu’elle ne parlerait jamais de lui ! Evidemment il y a du « guacamolé » au Mexique. En apéro, pour tremper vos tacos… Pour eux, c’est très classique ils n’en font pas tout un queso. C’est la mayo du frigo. La recette varie selon les goûts et les familles le VRAI guacamole n’existe donc pas, c’est un mythe. Avec deux avocats bien mûrs, réalisez une purée avec votre fourchette pour garder une consistance et quelques morceaux, l’huile coude c’est la clé oubliez vos instruments de cuisine. Ajouté un oignons blanc coupé en dés, quelques cubes de tomates, quelques feuilles de coriandre, du jus de citron vert … pas de crème en général. A déguster avec des totopos (tortillas frites coupées en rond)

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Guacamole

Les Pastes : Les pastes sont une spécialités de la ville de Pachuca en Hidalgo. Ils ont été importés par les colons anglais. Il s’agit de farce (viande et pommes de terre, poulet, pommes… ) enveloppée dans une pâtes feuilletée, vous connaissez les Pastries anglaises ? Quand je penses que je vais devoir prévoir un voyage à Londres pour vous montrer…

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Pâtisserie anglaise

Le Nopal : Le monde entier est un cactus et le nopal en est un qui se mange. Une fois qu’ on a enlevé les épines et épluché la peau, le cactus ressemble un peu à un haricot vert dans l’aspect et dans le goût, un poil baveux, c’est bon.

Les escamoles : Des oeufs de fourmis, et oui ! C’est un peu plus cher dans votre budget, la récolte n’est pas si facile, le caviar Mexicain.

Chapulin : Traduction de sauterelle. Vous les trouverez grillées, salées parfois pimentées. Elles croquent sous la dent. Une fois passé l’aspect visuel ce n’est pas désagréable, le goût n’est pas spécial, on sent surtout le sel mais elles sont pleines de protéines. Les insectes c’est l’avenir, habituez vous !

Le chicharon :  Il s’agit de la peau grillés du cochon, tout est bon !

Il y a encore j’en suis sûr, des milliers d’autres déclinaisons de ces spécialités Mexicaines, je ne vous ai parlé que des plus connues. Bien entendu, encore plus que pour le reste les photos ne pourront que vous mettre l’eau à la bouche, il faut aller goûter même si c’est dans un restaurant en France ! Attention ne vous faites pas avoir vous trouverez beaucoup de Tex-mex.

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Boucherie sur le marché de Tlacolula, Oaxaca @aliceemorine

Les photos de repas de cet article ne sont pas toutes les miennes, les autres proviennent du site pixabay.com dont les images sont gratuites et libres de droit. ce qui n’empêche pas d’en remercier les auteurs. 

3. LE CHIAPAS, montagnes, jungle et climat tropical.

Je vous propose de nous enfoncer dans les terres Mexicaines. Entrons ensemble dans la « selva ». Vous souvenez vous de cette étendue infinie de forêt aperçue depuis les hauteurs des temples de Calakmul ? (cf : article sur l’état de Campeche) Nous sommes en plein dedans. Tout au sud de la république, le Chiapas est l’ouverture vers le Guatemala. Ses frontières sont très surveillées, la drogue qui remonte de l’Amérique du Sud ayant tendance à transiter par la jungle qui peut être dangeureuse. Vous ne savez ni « ce qui » ni « qui » s’y cache. Ne se promener qu’avec un guide. Pas de mer ni d’Océan ici, un climat tropical chaud et humide.  Vous allez dégouliner comme au sauna! Pas de panique, la nature est bien faite et vous trouvez moultes points d’eau et cascades magnifiques. Etat le plus pauvre du pays qui mixte des populations et des dialects très différents,  vous serez solicités à nombreuses reprises pour l’achat de souvenirs en tout genre. Les spécialités du coin étant le café, le cacao et le tissu brodé.

1. PALENQUE

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Au milieu des montagnes,  paysage tout a fait différent de ce que l’on a vu jusqu’ici. La ville est petite mais sympa, aller y faire un tour le soir. Boutiques souvenirs et cocina económica. Il y a moins de touristes que sur la riviera Maya mais tous concentrés au même endroit, sur la zona ecoturística.

Le site des Ruines, très proche de la ville est vraiment magnifique avec une jolie promenade dans la forêt. Le lieu est grand et très bien conservé. N’oubliez pas le musée avant ou après la visite et je vous conseil de los errores les serviles d’un guide, j’ai regreté de ne pas en savoir plus.

Les cascadas d’Agua Azul et Misol Ha: Vous aurez envie de vous tremper dans l’eau et pour cela quoi de mieux qu’une piscine naturelle et turquoise provenant d’une jolie cascade? J’ai decidé cette fois ci de partir avec un tour pour plus de securité et nous avons fait les deux cascadas sur l’après midi. Les Lieux sont vraiment magnifiques surtout Agua Azul.

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  • L’hôtel : Yaxkin Hostel Conseillé par le Routard, jolies photos, vue sur la jungle…j’avais hate d’y arriver ! Erreur ! Le personnel est absolument désagréable et se fiche royalement de votre présence. Le service de Lavanderia est très rapide mais excessivement cher. Pas à l’annonce des tarif, sinon nous aurions fuit, mais le linge n’est pas pesé devant vous et le poids est tout à fait gonflé puisqu’il dépassait à l’annonce finale le total de nos bagages à l’aéroport, c’est dire !!! Le wifi ne fonctionne vaguement que dans le hall et pour cause il s’agit en fait de celui du bar d’à coté. Le but étant de vous faire consommer à nouveau. Si les serveurs sont sympas, il ne faut quand meme pas pousser. Les chambres sont minuscules, vous ne faites pas le tour du lit et les 4 douches sont dans la meme minuscule pièce que les 4 toilettes de l’hotel, sans eau chaude. Bon vue la chaleur une douche froide suffit m’enfin…. le seul bon point est la proximité du lieu avec la terminale de bus. Trafis 197 pesos/pers/nuit. Vous l’aurez compris mon Avis : NUL  😦
  • Conseils Pratique : Pour arriver à Palenque depuis Merida, nous avons pris le Bus ADO de nuit (environ 8H00 de route) 467 pesos par personnes et aucun problème. Nous avons gardé nos gros sacs avec nous au dessus de nos têtes et nos sacs à mains sur nous. Le tout à été fouillé par scanner à la frontière du Chiapas mais vraiment de façon très rapide. Pour vous rendre aux ruines, le collectivo est à prendre du coté de la terminale de bus, juste en dessous. Cela vous coutera environ 40 pesos aller/retour. L’entrée au parc national s’élève à 32 pesos et 70 pesos pour l’entrée aux Ruines. Nombreux marchands de souvenirs sur place, marchandez les prix et comparez ils peuvent vraiment changer d’un stand à l’autre. Pour Agua Azul je suis partie avec la compagnie de tour TULUM pour être accompagnée. J’étais seule ce jour là et je vous conseils de toujours vous déplacer en groupe ou à deux. C’est la moins cher à Palenque 170 pesos pour le transport mais il faut compter en plus 30 pesos pour l’entrée de la cascade Misol Ha et 40 pesos pour Agua Azul.  A savoir : Prenez le minimum avec vous. La route Palenque/Ocosingo n’est pas sûre à la tombée de la nuit, si votre tour rentre après 17H00 cela peut être un peu risqué. Pas de panique pour autant mais restés vigilants.

2. Ocosingo :

Sur notre route pour Comitan, nous avons choisi de nous arreter à Ocosingo, juste une journée, pour visiter les ruines de Tonina. Vous serez les seuls touristes et vivrez donc quelques heures avec le sentiment d’etre de vrais explorateurs. Tout est beaucoup plus dans son jus, le marché, l’accent des habitants… Ici l’étrangé n’est pas roi et ça fait du bien. Nous avons dormi à la posada San José. Pas de réservation possible pour ce village il faut venir demander sa chambre sur place. Les ruines sont très belles, mais le site n’est pas immense. Le petit zoccalo avec les marchandes de tissus et les puestos est mignon. Cette étape est intéressante mais si vous etes tout juste en temps ou argent, vous ne raterez pas l’endroit du siècle en la supprimant.

  • L’Hôtel :La posada san José est très bien placée au centre du village. Proche des restaurants, commerces, terminales de bus. Vous trouverez tout les taxis et les collectivos en bas à droite du marché. Personnel très accueillant, la chambre est assez simple mais la salle de bain est propre, l’eau est chaude et le matelas assez tendre…what else.
  • Conseils pratiques :Pour arriver à Ocosingo, prendre le collectivo dans cette direction à Palenque, un peu plus loin que la terminale Ado sur la rue principale en direction du centre. Le bus pour les ruines se prend à la même terminal que là ou l’on vous aura déposés (demandé l’arrêt spécialement le chauffeur vous préviendra). Même endroit pour Comitan sauf que le trajet se fera en 2 fois avec un stop au village de Altamirano.

3. Comitan : 

Bienvenue à Comitan le villlage qui grimpe ! Le chiapas c’est les montagnes alors pour arriver au Zoccalo il faudra pousser un peu sur vos jambes.  l’air est un peu plus frais qu’à Palenque on respire mieux. Le centre de la ville est vraiment charmant, un joli jardin sur le Zoccalo, des musiciens y jouent jour et soirées. De nombreux restaurants, bars et puestos et plein de jolies églises, blanches, jaunes, bleue. Les rues sont très vivantes. Hors du centre vous trouverez aisément de grands magasins genre Bodega. Nous avons profité de notre séjour pour nous rendre à la cascade El Chifflon. Nous avons eu un peu peur à la vue du plan d’entrée de nous retrouver chez DisneyLand de la chute d’eau. (toilettes, boutiques souvenirs, zone de baignade, vendeurs de refresco…) Finalement tout cela est assez bien réparti sur le site pour que l’on oubli leur présence. La balade monte pas mal sur envrions 2KM, allez doucement, rien de vous presse. Différents points de vue sur ce lieu magnifique et plein de petites criques pour vous baigner dans une piscine d’un bleu turquoise.

  • l’Hôtel :Nous avons choisi la Posada Las Flores que vous trouverez également dans votre routard. Les responsables sont vraiment gentils et vous proposerons du café à moult reprises, au Chiapas on a envie de dire oui quitte à être un peu sur le 200 volts toutes la journée. les chambres sont des plus basic mais les matelas hyper confort, nous avions chacun notre lit et en étions très content ! les sanitaires et douches en revanches mériteraient un bon coup de propre voir de Karsher. Mon avis : ça va :-).
  • Conseils pratique :  de Ocosingo à Comitan il y’a deux collectivos le premier jusqu’à Altamirano pour 15 pesos le second jusqu’à l’arrivée 65 pesos. Ensuite c’est taxi ou grimpette pour retrouver le centre historique. Le bus pour El Chifflon à 60 pesos aller/retour, 30 à l’entrée de la cascade.

4.  San Cristobal de las Casas

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Probablement la citée la plus visitée du Chiapas, vous retrouverez tourisme et civilisation  dans cette magnifique ville lovée entre les montagnes. Préparez vos pulls et écharpes l’altitude monte, les degrés baissent. En soirée une petite laine est bienvenue. Il fait bon vivre ici, artistes de rue et musiciens animent les zones piétonnes, l’esprit révolutionnaire des Zapatistes humanistes flotte dans l’air, venez comme vous êtes. Jolies boutiques et beaucoup de vendeurs ambulants (Apprenez à dire non !! Oui, même aux enfants.) Nous vous conseillons de goûter un vrai chocolat chaud maya fort et amer une spécialité de la région. Entre deux verres de vins ou une assiette de boeuf Argentin, laissez vous surprendre par les villages de Zinacantan et  San Juan de Chamula bien plus isolés. Vous découvrirez la façon dont les habitants de San Juan ont réaménagés l’église du village entre bougies et épines de pins. Les hommes vêtus de longue tuniques en poils noirs et chapeau de cowboys, les femmes en tenues traditionnelles colorées. Zinacantan c’est le royaume des brodeuses qui vous montreront leur atelier, leur créations, vous habilleront… l’échange est très agréable et si vous poussez un peu vous pouvez bien rajouter un poncho dans votre sac.

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  • L’Hôtel : B&B le gite Del sol Très bien placé, proche des rues animées. Un petit déjeuné copieux vous est proposé chaque matin. Les chambres sont simples mais spacieuses les salles de bains partagées assez propres. On est toujours pas dans le luxe mais l’endroit est parfait pour les globe trotteurs. Cuisne à disposition (seulement jusqu’à 21h30), wifi qui fonction à peu près. mon avis : 🙂 ça va! Environ 550 pesos par personne pour cinq jours. Une lavanderia se situe juste au coin de la rue compter environ 10 pesos le kilo.
  • Conseils pratique : Comptez 60 pesos pour faire le trajet entre Comitan et San Cristobal en collectivo, 18 peso pour aller de SC à San Juan de Chamula (en contrebas du marché artisanal)  25 pour entrer dans l’église et 35  de taxi pour vous rendre à Zinacantan et 20 pour renter à San Cristobal.  j’ai acheté un châle de cérémonie brodé pour environ 200 pesos.

5. Tuxtla de Guttierez

Pour quitter le Chiapas, nous devions prendre un bus depuis la capitale de la région. La ville en soit n’a rien de bien particulier si ce n’est le petit carillon de sa cathédrale qui en plus de sa musique vous réserve une animation surprise et son jardin botanique pour vous perdre dans les arbres. Nous avons tout de même décidé d’y passer 2 nuits afin de nous rendre au Canyon Del Sumidero à Chiapa des Corzo. Une jolie ballade en bateau travers le Canyon et un petit village très sympa.

  • L’hôtel :  Frida KhaloPas trop mal placé, ouvrez l’oeil le soir. L’accueil est correct la chambre avec salle de bain également. Très spacieuse mais la notre était sans fenêtre un peu étouffant au Chipas. Déjeuné très simple mais suffisant. Mon avis:    🙂 correct. Tarif : comptez 186 pesos par personne et par nuit.
  • Conseils pratiques : Comptez 55 pesos pour vous rendre de San Cristobal à Tuxtla en collectivo, 30 pour aller à Chiapas de Corzo et 200/personne pour le tour en bateau et 5 pour le jardin botanique. Nous partions ensuite pour l’état de Oaxaca et avons prit un bus ADO de nuit à 480 pesos par personne avec pour destination Pochutla.

La suite de nos coup de coeur mexicains avec la découverte de Oaxaca dans mon prochain article !! A très vite

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1. Le Quintana Roo « Maravilloso » !

Nous avons atterri le lundi premier Mai 2017 à Cancún, vers 21h00, et commencé notre voyage par l’Etat du Quintanaroo. La côte Ouest du Mexique au bord de la mer des Caraïbes (Isla mujeres, playa del Carmen, Tulum, Bacalar). Bien que la destination soit très prisée des touristes locaux comme étrangés et particulièrement animée au mois d’Avril par le SpringBreak (Ces jeunes américains qui viennent vivre d’amour et de bières fraîches), nous avons eu la chance en cette période d’être quasi seuls au monde sur des plages paradisiaques ou des sites trop convoités en été. Les prix sont plus élevés dans cet état (qui dit tourisme dit augmentation des tarifs et taxes plus cher à verser aux Narcotraffiqants, mafia du coin qui veille au grain), nous avions un budget assez strict pour ces trois mois de voyages je vous livre donc nos bonnes adresses.

Pour Cancún
: De l’aéroport prendre le bus ADO pour la terminale au centre, environ 72 pesos jusqu’à 22h (après ce sera Taxi donc pas le même prix).

Isla Mujeres : 

Si votre planning est chargé sachez que Cancún ne mérite pas forcément une journée de visite en revanche, vous devez passer par Isla Mujeres. Cette petite île en face de la ville, accessible en Ferry, sera votre premier contact avec les plages incroyables qui vous attendent. Pensez à la crème solaire ! Il y a un peu d’ombre mais les palmiers sont vite pris d’assault et les parasols des bars sont évidemment payant. Le village est très sympa avec plein de petites boutiques de bric et broc. (Négociez ! Vous apprendrez vite ici. Les prix de base sont montés à bloc et un peu a la tete du client). Nombreux se déplacent en voiturette de golf m’enfin pour le respect de l’environnement nous conseillerons les pieds. Pour visiter et passer la journée sur la plage c’est amplement suffisant !

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L’hôtel : Nous avons séjourné à l’hôtel « Orquideas », Calle orquideas, 25 SM 22, M2 115, LT 23 à Cancún, www.hostelorquideas.com, Tel : +52 998 884 0674, mail : info@hostelorquideas.com, facebook  : ici

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A environ 10 min à pied de la terminale ADO facile avec les sacs. 221,5 pesos/personne pour un lit en dortoir mixte de 8. Accueil sympa, casiers avec cadena on vous donne serviette et draps propres. Très simple mais plein de couleurs. Eau fraiche à disposition. Déjeuner : 1 pomme, 2 tranches de pain grillées avec œufs brouillés et morceaux de jambon. Assez calme. Eau des douches parfois moins chaude car chauffées au panneaux solaires. Vive la planète !!  le réception a gardé gardé nos sacs pendant la journée après le Check out pour que nous puissions faire Isla Mujeres nous ne les avons récupérés que vers 19h00.  Avis : pas mal 😉

Conseils pratiques : Pour Isla mujeres prendre le bus R-1 (rouge) en direction de puerto juarez sur l’avenue de Tulum ou bus jaune pour isla mujeres au niveau de la terminal ADO (passer la passerelle) environ 20 pesos aller retour puis prendre le Ferry ultra mar bleue et jaune 300 pesos aller retour. Retour jusqu’a 22h30.

2. Playa del Carmen : 
Nous avons quitté Cancun le soir du 2 mai pour passer deux nuits à playa del Carmen. Le matin nous avons pris le collectivo diection le « Cenote Azul ». Nous y sommes resté jusque 15h00 environ avant que tout le monde arrive. L’eau y est magnifique, des petits poissons viennent vous grignoter les peaux mortes sur vos pieds. Vous pourrez sauter d’environ 5 mètres à l’endroit où l’eau est plus profonde, c’est très agréable. Pensez cependant à l’anti-moustique, J’en ai croisé quelques uns. De retour à Playa del Carmen faites un tour dans la ville animée, je vous conseils les puestos plutôt que les restos… hors de prix. Sur la plage, le soir, quelques bars très sympas. Nous y avons sirotés notre Michelada éclairés à la lampe à pétrole, musique en live.

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Les hôtels: le premier « Lobo De Mar » (Facebook ici)  Calle 34 Norte, Playa del Carmen, mail: hello@lobodemarhostel.com.   C’était un dortoir 215 pesos/ personne. Très propre. Lits immenses, casiers très grands pour les sacs. 1 douche et salle de bain spacieuse pour un dortoir de huit personnes (nous n’étions que 4) avec lampe et prise personnelle. Ventilateurs donc moins bruyant que l’air conditionné. serviettes inclues. Comme des petites alcôves pour chacun, bien pour l’intimité. Attention 30 min de marche depuis la terminale. Avis : Très bien 🙂                                                                                                    Le second « Casa seloa » est à +/- 20 Minutes à pied du centre, bien moins cher : 1 chambre à 224 pesos soit 112/personne si vous êtes 2. Tenu par des Italiens très sympas qui feront tout pour le bien de votre séjour, le quartier est un peu plus populaire et la chambre très basic mais gigantesque. Vous avez votre salle de bain perso. Avis : Pas mal 😉

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Conseils pratique : Pour vous rendre à Playa del Carmen depuis Cancún : Grâce aux bus playa express, 76 pesos, à prendre en face de la terminale ADO à Cancun. Il vous déposeront au centre de la ville. Le cenote Azul vous coûtera 80 pesos a l’entrée, le collectivo 35 aller et 35 retour (Prendre les collectivos pour Tulum arrêt Cenote Azul, à attraper dans la rue des bus playa express par lesquels vous êtes arrivés).

3. TULUM :

Hippies yo ! Hippies yeah ! Bienvenue à Tulum. Vous le sentirez dès la sortie du bus, à Tulum on est cooool. Beaucoup moins de monde, de vendeurs de souvenirs ambulants, de solicitations pour des tours. On respire un peu. Rassurez vous les prix ne sont pas vraiment plus bas et les souvenirs sont simplement dans des boutiques sympas odeur patchouli. A savoir, le centre de la ville se trouve à environ 3KM des plages. Les hotels en bord de mer bien que paradisiaques sont hors de prix et on se retrouve vite entre touristes, dommage. Nous conseillerons donc un hébergement au village. cet particularité à pour effet que tout  le monde se promène à vélo sur les pistes cyclables prévues et c’est très agréable. La plage, les ruines, les bars, tout est accessible a distance raisonnable, de quoi parfaire son bronzage avec des cuisses raffermies, que demande le peuple ! Le site des ruines est très sympa, au dessus de la mer et vous pouvez descendre vous y baigner au cours de votre visite. De nombreuses plages s’étendent le long de la cote. Le hic : de l’autre coté des ruines, les plages sont essentiellement privées et les consommations pour en profiter assez cher. Je vous conseil donc de descendre le long de la plage publique « Santa Fe » près des Ruines vous y trouverez facilement palmier à votre gout. ALERTE SUPER PLAN : C’est un peu le moment de gouter un bon plat de poisson ou fruits de mer. Le meilleur de Tulum selon notre chauffeur de Taxi, nous et plein d’autres : El Camello Jr, Avenu de Tulum. Connu pour leur CEVICHE, genre de tartare. Mais il y a plein d’autre choses et vous vous en sortez pour 150 Pesos par Personnes (7,50 €) !!!!

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L’Hotel : Nous avions réservé un dortoir à l’auberge Casa del sol, polar Pte, Betwin Saturno and luna Nte. Tulum.             mail : casadelsoltulum@yahoo.com, tel : +52-984-129-6424. Encore une fois nous étions au maximum quatres au lieu de dix, le pied !! Les lits superposés sont confortables et spacieux, lockers à disposition. L’hotel prete des vélo GRATUITEMENT, ce qui économise les 150/ jours demandés par les loueurs en ville !! Eau chaude entre 16H00 et 23H00. Le déjeuné fait avec amour par le propriétaire est très rapide entre 8H00 et 9H00 et plutot léger (un oeuf dans une tortilla ou une crepe au lait concentré). La terrasse est très sympa au coucher de soleil et le wi-fi fonctionne bien. Possibilité de faire un Temezcal avec un chaman mais pour un groupe d’au moins 5 personnes à 375 pesos chacun, un peu cher pour nous. L’Hotel lui 180 pesos/personnes/ jours. Avis : bien 🙂

Conseils pratiques : A Playa del carmen prenez à nouveau le collectivo en direction de Tulum (meme que pour le Cénote Azul) +/- 50 pesos. L’hotel est à 10 minutes à pied. Le reste en vélo gratuits. L’entrée aux ruines vous coutera 70 pesos.

4. Bacalar :

La lagune aux septs couleurs. Mon coup de coeur au Quintana Roo. Il n’y a pas vraiment de plages, plutot des pontons appartenant à des hotels ou bars. Vous pouvez en général rentrer pour voir ou rester l’après midi pour un coca. C’est une vision idyllique, un petit coin de paradis. Il y a très peu de monde les touristes faisant souvent l’impasse faute de temps. l’eau peu profonde rend l’eau vraiment chaude. Très photogénique pour faire enrager vos amis qui bosse c’est là ! Nous ne sommes resté qu’une journée qui en valait la peine !! Pensez à vous lever tot pour le lever de soleil sur la lagune, magique !

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L’Hotel : Nous avons dormi dans une tente au  bord de la Lagune à la « casa Lahar« , (+52) 19841466021, Av Costera Sur        n°45, Bacalar, facebook ici.                                                                                                                                                                            175 pesos/ personne. pesonnel très sympa, cuisine ouverte à tous. Pas trop de moustiques et tente à l’ombre. Les douches sont froides et à l’extérieur mais au Mexique ce n’est pas un problème. En environ 30 min à pied vous accédez au village de bacalar pour faire des courses ou trouver un puesto. Avis : Bien 🙂

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Conseil pratiques : Pour arriver à bacalar. De Tulum prendre le collectivo à partir de 5H00 pour Carrillo Puerto. Demandez au chauffeur de vous poser à la terminale des collectivos pour Bacalar (direction Chetumal). Comptez 1h00 pour Tulum-Puerto Carillo et 1H30 pour Bacacalar. Prenez ensuite le Taxi du centre vers la lagune pour 20 pesos (5minutes).

Pour plus d’infos n’hésitez pas à me contacter ! Pour la suite du voyage rendez vous sur l’Article de l’Etat de Campeche. J’ai adoré le Quintana Roo et le voyage n’est pas encore fini. je vous écris depuis la foret du chiaps en Espérant vous donner envie de visiter aussi !! Que le vaya bien ! Con cuidado.

L’itinéraire 

Ainsi après 4 mois de vie dans la ville de Tula de Allende en Hidalgo, le temps du voyage était à nouveau venu ! Nous avons paqueté le minimum dans nos « mochillas » laissant le reste chez un ami. Et hop ! Dans le Bus ! Oui d’accord mais où va-t-on ? 


Voici l’itinéraire détaillé de notre parcours. Sachez qu’ensuite, petit à petit, viendront les articles propres à chacune des villes ou lieux cités, leur bons plans, les moyens d’accès et aussi le budget parceque c’est important ! Vous pourrez distinguer ce dont vous pouvez vous passer (les bières) de ce qui est indispensable (les visites) ou vice et versa c’est vous qui voyez 😉 En attendant mes retours n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions précises sur une contrée que j’aurais déjà traversée !

  1. Le Quintanaroo : La Riviera Maya. Tout au Sud du Mexique, c’est le lieu indispensable pour les plages de sable blanc, les cocotiers et les eaux turquoises. Touristique et donc un peu plus cher sur toute la côte des Caraïbes mais bon : Je vous emmène à Isla Mujeres, playa del Carmen,Tulum et bacalar. 
  2. État de Campeche: Nous visiterons Calakmul, magique, un Immense temple Maya enfoncé dans la forêt et Campeche la capitale. 
  3. Le Yucatán: Quelques jours dans la ville de Merida. Nous essayerons d’y voir le cenote IK-KIL.
  4. Le Chiapas: plus enfoncé dans les terres proches de la frontière avec le Guatemala, au bord de la jungle. Nous irons visiter les ruines de palenque, celle de Ocosingo, nous nous baignerons dans les cascades de comitán, nous visiterons San Cristobal de las casas et ses villages typiques alentours. Si on peut nous trouverons aussi un moment pour visiter une plantation de café. 
  5. L’Etat de oaxaca: Nous retournerons nous baigner mais cette fois sur la côte pacifique du Mexique. Moins touristique, plus de villages de pêcheurs et temple des surfeurs. Puerto escondido, puerto Angelo, et Oaxaca la capitale aussi belle que rebelle, ville engagée du Mexique nous verrons ce qu’il s’y passe.
  6. Pause à Cuba: Nous quitterons une semaine le Mexique pour une sieste à La Havane, il est temps d’aller voir la ville avant qu’elle ne soit plus Fidel à elle même.
  7. Mexico: L’état et la ville. Je vous en ai déjà un peu parlé mais il reste tant à voir et à faire !! 
  8. Départ pour les États Unis : comme cuba le road trip Etat-unis aura sa propre page puisque nous aurons la chance d’y voir Vegas, le grand canyon, San Francisco et Los Angeles. 

Après tout cela on rentre et je prendrai le temps de tout bien vous expliquer !! 
En selle ! Vous êtes prêts ? Prenez vos sac on s’en va !! 

Tula de Allende, Hidalgo, Mexico,

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Me voilà arrivée au Mexique depuis deux mois déjà… que le temps passe vite. Il est l’heure je crois de vous parler un petit peu de la ville où j’habite, Tula de Allende.

Située à 70 KM au Nord de Mexico CDMX, la ville fut la capitale des Toltèques, l’une des civilisations les plus puissantes du centre du Mexique. La « terre des dieux », comme on l’appelait alors, est habitée par environ 184 691 Tulenses avec centre et périphérie. Un poil plus que Metz, un poil plus que Dijon, un poil plus que Brest…. bref, ce genre là. Ce qui la diffère totalement de ses pairs françaises, c’est que la population est répartie dans de nombreuses colonies (quartiers) et que le centre de la ville ne se résume en fait qu’à 2/3 petites rues commerçantes, un parc et un supermarché. Entourée de montagnes arrides, le vent soulevant la poussière, nous sommes vraiment dans les terres Mexicaines. J’ai vu la pluie une seule fois depuis que je suis ici, parfois quelques nuages le matin. Généralement c’est plutôt le grand soleil qui cogne comme la Bourgogne. En janvier j’avais un petit pull pour parer aux nuits fraiches, là je suis en débardeur et j’ai chaud, en Février.

Si les habitants sont nombreux à travailler au village, papeterie, vendeurs de glace, de fringues en tout genre, de téléphones, de Jésus en porcelaine, d’esquites, chauffeurs de bus, taxi… Le gros employeur de la ville c’est la raffinerie de pétrol PEMEX (associée depuis peu à AIR LIQUIDE…. cocorico ! ), l’une des plus grosse du pays. Le Mexique est devenu le cinquième producteur de pétrole au monde, 135 millions de tonnes par an. Paraît-il que la fumée noire qui sort de l’usine c’est juste de la vapeur d’eau. Pas de quoi s’inquiéter pour moi donc, merci. Il faut savoir, nous y reviendrons dans un prochain article que la pollution au Mexique n’est pas encore tout à fait traitée comme dans nos pays du vieux continent…ils n’en sont pas encore à se préoccuper pour un feu de cheminée…il reste des efforts à fournir. C’est à dire qu’ici tout n’est pas si facile. Nous sommes dans le désert et par exemple, nous manquons d’eau. Bien que je sois supposée avoir de l’eau courante au robinet, le système est très souvent hors service et nous attendons patiemment la livraison par camion des litres qui viendront remplir notre tank au dessus du  toit, à utiliser avec précaution si l’on  veut faire la vaisselle et prendre sa douche. L’eau n’est bien sûr  pas potable, il nous faut acheter des bidons propres a la consommation, voir du soda, moins cher.

Malgré ces petits désagremments pour les adeptes du confort, Tula est une ville très agréable à vivre. J’adore descendre de ma Colonie le matin, prendre le collectivo (petit bus), m’arrêter au centre, acheter mon journal (la Jornada) à dix pesos et le lire dans le parc, près de la bibliothèque extérieure ou l’on peut choisir ou déposer ses livres. Il y a souvent du monde, des jeunes lycéens qui y font leur pause de midi. Bien qu’on dise que le Mexique est dangereux, vous serez en sécurité à Tula. Il y a bien un jour où l’on a retrouvé une tête et des mains devant un bar, mais tant que vous n’êtes pas concerné par ces histoires, vous ne risquez absolument rien, comme diraient nos voisins « No te proccupe ». Il y a un grand stade où je peux aller courir sans soucis même si je conseille le tee-shir à manches longues, le crop-top Nike serre nichons, ça ne se fait pas trop. Tula reste un village, les gens sont moins habitués, en dehors des sites touristiques, à vraiment voir des étrangés blancs. Les jeunes filles Françaises ont donc un coté exotique qui réveil les regards des Mexicains, et parfois les regards se font hostiles, vous payerez un peu plus cher… Comme partout au Mexique il faut apprendre a négocier et rapeller souvent que vous êtes Français et non Américains. Bien que le rêve de l’Amérique, reste très présent, la relation amour/haine entre ces deux pays n’est pas toujours pour vous servir notemment depuis l’arrivée au pouvoir de Trump. Enfin à part cela, en deux mois, aucun problème bien que le quartier où nous vivons ne soit pas le plus sûr de la ville. Nos voisins nous ont invité à partager un repas avec eux, tout est calme, reposé on entend les cloches tintinabuler.

Si vous ne venez à Tula que dans le but de visiter, il est intéressant de vous rendre à la Zona archéologica. L’ancienne cité Toltèque domine de sa montagne, vous aurez une très belle vue sur la ville. Outre les vestiges d’un jeux de pelote, vous pourrez y voir les 4 Atlantes, colosses de pierre de 4,5 mètres de haut, plus de 8 tonnes chacun.

Une ville pleine d’histoire, bercée par les ondes mystiques du passé, où il fait bon vivre et d’où vous pourrez prendre un bus pour partout ailleurs, Mexico, Pacchuca, Tolantongo…Un intérieur des terres bien souvent oublié par les Touristes, tant pis ou tant mieux.

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Ciudad de Mexicó, CDMX

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México, vue depuis le restaurant giratoire Bellini, CDMX

 La ville :

México est la capitale du Mexique, on la nomme officiellement Ciudad de México pour la distinguer du pays (ou encore DF, district fédéral, mais c’est un peu has been). Pour vous donner une idée de la taille du patelin sachez que la population est estimée à 8.918.653 hab soit environ 6006 hb/KM2. Avec les banlieues, nous dirons qu’il y a 20 millions d’habitants. Tout ce monde est perché sur un plateau à 2500 mètres au dessus du niveau de la mer et entouré de volcans qui eux culminent à 5000 mètres. La température peut donc être fraîche en hiver et je vous conseille de passer une liquette. Dans cette cuvette vous pourrez vite constater que cet épais nuage de brouillard ne se lèvera probablement jamais puisqu’il s’agit de la pollution. A l’arrivée comme ce weekend, j’ai eu la gorge qui pique et ce n’était pas un rhume. Vous n’y échapperez pas sauf si vous visez les périodes de vacances, lorsque la vile se vide et que le ciel bleu réapparait timidement. Il est assez difficile de vous faire un topo sur toute la ville, il me faudrait dix ans et je ne les ai pas (pleurs). Je vais dévoiler au coup par coup mes découvertes.

Se loger :

Jupiter, trop occupé pour me sortir de sa cuisse et Crésus mort avant que je ne puisse l’épouser c’est plutôt comme Job que je voyage, à l’extrême économie. S’il est facile pour un jeune couple de renier un peu sur le confort, nous avons décidé de faire quand même attention à notre sécurité. Or, bien souvent un hôtel peu cher est un hôtel excentré ou pas toujours bien fréquenté. Feuilletez les commentaires des comparateurs, voyez ce que disent les clients. Attention la plupart du temps il sont mécontents c’est un fait, il faut vraiment en lire beaucoup pour vous faire un vrai avis et passer sur ceux qui vous parlent de la savonnette. Ce qui vous intéresse c’est « l’ubication » (la localisation, la faune extérieure de nuit). Nous avons tenté l’hôtel Panuco et le Cozumel. Pas trop chers, bien placés et plutôt secur. A chaque fois nous sommes rentrés tard sans problème. Sachez cependant rester discret même après vos dégustations de Mezkal et évitez le quartier de Tepito.

A faire :

Evidemment la liste est immense, je vais juste parler de ce que j’ai fais pour l’instant, je compléterais avec d’autres articles et n’hésitez pas à en rajouter en fonction du temps que vous aurez.

  • Les marchés artisanaux : vous en trouverez à différents endroits de la ville. C’est intéressant pour comprendre une culture et ses traditions de voir ce qui est vendu dans ce genre d’endroits. Souvent les mêmes choses, mais le côté dépaysement vous fera écarquiller les yeux à chaque babiole qui reste encore souvent fabriquée aux Mexique, parfois à la main. Pas encore nos marchés de Noël made in China… pour combien de temps… Ramenez une cadavera, un masque de lucha libre, un instrument de musique, des coffres peints, des habits colorés, des bijoux en art Huichol…img_4693
  • Le musée d’anthropologie de Chapultepec : décrit par les guides comme le plus beau musée du Mexique il est en tout cas immense et très riche. 25 salles, deux étages pour illustrer la mixité et l’histoire débordante du pays. Il est intéressant de s’y rendre avant de partir voyager. Vous en apprendrez d’avantage sur les civilisations que vous rencontrerez sur votre chemin. Mayas, Toltecs, Aztèques…Nous avons regrettez l’absence de cartels (un comble au Mexique), en tout cas parfois peu ou mal détaillés. Bien sur audio-guides et manuels vendu à l’entrée viennent palier à ce manque m’enfin des fois on en a marre de payer… entrée à 70 pesos.

  • la cineteca national : Il était évident que j’y fasse un tour et surtout lorsque j’ai vu l’annonce d’une exposition sur Stanley Kubrick, parceque je l’aime. L’endroit est très agréable avec un petit parc, un restau/café. Prenez vos tickets pour une expo ou pour vous faire un film, plein de rétrospectives, en l’occurrence « 2001: l’Odyssée de l’Espace » et « orange Mécanique », mais aussi les films à l’affiche Lala land et tout. C’était une super expo beaucoup de documents, d’objets venant de la collection personnelle de Kubrick, je l’aime encore plus.

    Les repas:

    Au mexique on mange quand on a faim, il n’y a a pas d’heure, les puesto (Stand de rue) vous attendent à toute heure. Tacos, quesadillas,tortas il y a des millions d’options pour des prix tout à fait raisonnables. Promis, je vais faire un article spécial cuisine parce qu’il faut que je vous raconte !! Cette fois nous avons fait une entorse budget pour monter au 45 étage de la tour du World Trade Center et manger au restaurant Bellini. Plus grand restaurant giratoire du monde qui vous offre une vue à 380 degrés sur la ville. La surprise est de constater qu’il y a à Mexico peu de Buildings et aussi beaucoup moins de lumières nocturnes inutiles que dans d’autres capitales. Je vous conseille de vous y rendre pour le coucher du soleil. Le repas, cher au Mexique est abordable pour un français , sortez la thune ! (Environ 100 euros pour deux avec cocktails et vin). Les plats étaient bon bien que servis un peu froid malheureusement.

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Boire un verre :

Les musées ça dessèche et en sortant on s’en jetterai bien un petit couleur formol. Votre chance car au Mexique la tradition se découvre aussi à travers les différentes façon de consommer l’Agave (cactus) et ici, Hermosa, c’est pas juste du sirop pour pour tes pâtisseries. On en fait de la Tequila, du Metzcal ou du Pulqué…que des truc bien sympathiques. Si Tequila et Metzcal servit en petits verres portent l’étiquette « danger », le Pulqué est vraiment un traite. Aromatisé à la mangue, le citron, la noix, la goyave…il n’a pas le goût de l’alcool et sa consistance pâteuse et nutritive te permet de continuer sans tomber pendant plusieurs jours consécutifs… Boisson traditionnelle et très ancienne le pulqué avait un peu disparut jusqu’à ce que des pulqueria le remettent au goût du jour. Contrairement aux autres le pulqué est fait de la fermentation de l’agave et non de sa distillation. Nous vous conseillons la petite pulquria située place Garibaldi, vous pourrez y boire vos litres en terrasse à la musique des mariachis et de l’animation populaire. On dit qu’il ne faut boire qu’un pulqué, qu’après on risque de voir 400 lapins. Vous connaissez Alice, imaginez ce qui se passe déjà quand vous en avez vu un… alors 400 et dans Mexico… Bref pensez à rentrer, ce n’est pas la France, les rues peuvent être sombres.

I fall in love with New York City

C’était en Juin, je venais de terminer le tournage d’un film de Richard Berry, j’avais une petite pause avant de recommencer avec celui de Jaco van Dormael et besoin de prendre l’air. Pas seulement dans mon jardin, d’ailleurs. Je n’étais jamais allée aux Etats-Unis, j’en rêvais. J’ai trouvé des billets pas cher pour New-york, personne n’a voulu m’accompagner, je suis donc partie 10 jours seule et je suis vraiment tombée amoureuse de la ville. Un jour, j’y vivrai.

img_4558Statue of liberty© Alice Emorine

Au début, j’avais peur d’être un peu étouffée par la hauteur, par les buildings tels que je les imaginais. J’ai été surprise par l’espace, par le dessin de la ville, par l’accord parfait entre les différentes époques architecturales. J’ai passé beaucoup de temps la tête en l’air, c’est vrai, au risque de me payer les trottoirs. Entre chaque édifice, vous pouvez voir très loin la ville, l’horizon. Je suis partie sans plans, je voulais me perdre dans l’immensité. Quel sentiment de liberté quand on se retrouve là,  seule au milieu de NY city. Et en même temps, c’était comme si je traversais plein de villages au fur et à mesure que je changeais de quartier. Les affaires, les riches, les bobos, les artistes, les juifs on change de décor en changeant de rue, on devient quelqu’un d’autre et on ressent vraiment ce sentiment qu’ici tout est possible, que vous n’avez qu’à choisir qui vous voulez être, et alors vous le deviendrez. Bon, j’imagine bien que ce n’est pas si facile mais ces quelques jours c’est vraiment ce que j’ai senti. Du vert, il y a du vert partout à NY, des squares, des jardins, les bords de l’Hudson où les gens vont courrir ou pêcher et évidement central Park. La campagne à la ville…asseyez vous avec un livre, laissez vous porter deux heures, vous oubliez où vous êtes.

Central park, Joe’s coffe, market in NY © Alice Emorine

Il a plu pas mal mais il n’y avait pas trop de monde.  J’en ai profité pour me mettre à l’abri une journée entière au MoMa, magique. Je suis montée au Rockfeller Center, une vue époustoufflante sur la ville de nuit, plus accessible que l’Empire state Building prit d’assaut. J’ai pris un bateau pour staten Island, un café à emporté et un donut carrot’s cake chez Joe à Grand Central. Je me suis pétée la rétine sur Times square juste avant d’aller voir la comédie musicale Chigago à Broadway. J’ai marché longtemps le long de la Highline avec tout ces gens détendus qui se promenaient. J’ai longé la 5ème en me prenant pour Audrey devant chez Tiffany’s, mangé un vrai mac do, été trainer près du Madison square garden le soir ou les Rangers ont gagnés la Stanley Cup. J’ai découvert le vrai Chinatown, brookling et sa passerelle, la vue sur New-York avec sa toute nouvelle tour en remplacement des jumelles. A droite un immeuble art déco, à gauche un tournage de film, en face du street art, derrière toi des danseurs de rue.C’est cliché d’être amoureuse de NY ? J’assume, y a pas de fumée sans feu…vas-y, tu vas voir !

The Empire state building, vue sur la passerellede brooklyn, graffiti sur les toits© Alice Emorine

Si , il y a une chose que je n’ai pas aimée, c’est le musée dédié aux victimes du 11/09. Entrée payante assez chère, des boutiques souvenir ??? !!! On se blinde sur une catastrophe et puis il n’y a rien a voir. Des chaussures qui restaient, les messages très personnels des passagés dans l’avion à leur famille, juste avant les crashs et une belle fresque qui t’explique comment l’Iraq est responsable de tout avec des photos de guerre… gerbant. J’ai été très touchée comme tout le monde, je m’y suis rendue comme pour un genre d’hommage pour avoir une pensée pour tout ceux qui y sont restés. J’ai eu cette sensation de voyeurisme, de buissness, j’ai été mal toute la journée… beurk.

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Fontaine, monument sur ground zéro, en l’honneur des disparus du 11/09 ©Alice Emorine

Puis j’ai dû retourner au travail, je suis rentrée parcequ’il le faut, parfois. je continue à aller voir ce qu’il se passe partout mais un jour, c’est à New-York que j’irai quand je devrai rentrer à la maison.

Pachuca de Soto, Hidalgo, Mexique

Vous ne trouverez Pachuca ni dans le Routard 2017, ni dans le petit futé et pourtant à seulement 94KM au Nord de Mexico la capitale de l’état d’Hidalgo mérite que vous y fassiez un petit tour. Pensez à prendre votre petite laine car la ville est en hauteur (2500 mètre au dessus du niveau de la mer) et le vent  du Nord Est qui souffle pratiquement toute l’année y est frais (La ville est surnommée « La novia del viento », la fiancée du vent). Prise par surprise, j’ai été dans l’obligation de m’acheter une petite veste bien sympa à 10€. La ville est assez grande mais en une journée vous pouvez déjà voir pas mal de choses:

  • Utilisez le collectivo qui part de la gare pour vous rendre vers le centre, historique et touristique. Admirez la place centrale avec le kiosque et el « Reloj monumental de Pachuca », son Horloge construite en 1904 ou encore le musée de la photographie.
  • Si vous aimez marcher vous pouvez monter jusqu’au Christ qui surplombe la ville ou vous promenez simplement dans les montagnes entre nature et cascades.
  • A pied ou en taxi rendez vous au David Ben Gurion Park. Une place, immense oeuvre d’art toute en mosaique, vous attend pour de magnifiques photos en fin de journée.
  • Prenez un moment pour admirer la vue du quartier de Palmitas, 20.000m2 de mur peint par les street artistes du « Germen crew »avec les habitants du village. Une fresque impressionnante aux couleurs de l’arc-en-ciel, un message contre la violence au Mexique.
  • Avant de repartir penser à manger un « pastes » spécialité de la ville. Les anglais ayant élu domicile un temps à pachuca pour exploiter les mines d’argent, ont apporté avec eux leur traditionelles pasty. Une patisserie faite en pate feuilletée dans laquelle vous pouvez mettre à peu près tout ce que vous voulez. Bien sur, le tout revisité à la Mexicaine, piment ici ou là… Je vous conseille le Pastes « Papa con carne » (purée et viande) ou encore « Arroz con leche » (riz au lait).

img_5085Quartier de Palmitas, Pachuca, Hidalgo© Alice Emorineimg_4992Trafic Mexicain et sa traditionnelle coccinelle © Alice Emorine