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Un mois au Cambodge

Pour mon premier voyage en Asie, j’ai choisi de me rendre au Cambodge. Coincé entre la Thaïlande, le Laos et le Vietnam ce pays d’environ 15 millions d’habitants s’ouvre petit à petit au tourisme. Les Khmers sont majoritairement bouddhistes, souriants et accueillants. Dans un climat tropical et des paysages variés vous découvrirez son incroyable Histoire.

Je suis partie le 20 Novembre de France pour arriver juste à la fin de la saison des pluies avant qu’il ne fasse vraiment trop chaud. C’est à Siemp Reap que j’ai retrouvé mes deux amis de toujours avec qui j’ai découvert cette partie du monde.

  • Siem Reap et les temples : 

Dès l’arrivée à l’aéroport c’est une claque de chaleur et d’humidité. Il faut garder sa patiente pour les contrôles d’entrée et de visa. J’avais acheté le mien sur internet pour aller plus vite avant de partir (32 €). Mon bagage est évidemment resté à Bangkok mais il a pris le vol suivant et l’aéroport me l’a donc livré directement à l’hôtel. La première chose à faire est de retirer des dollars. Vous payez en dollars et on vous rends des riels en général. Petit à petits il deviendra plus intéressant de payer avec la monnaie du pays, apprenez à négocier, vous pourrez diviser le coût de votre voyage par deux. Il y a des restaurants partout et la cuisine khmer est particulièrement délicieuse et abordable. Pour ne pas être trop dépaysé à l’arrivée, offrez vous un cocktail sur Pub street, la bière est vraiment très peu cher !

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Les trois premiers jours ont été consacrés à la visite des temples d’Angkor. Ce site archéologique classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO ravira les yeux des enfants et des amateurs d’histoire. Cachés dans la forêt paisible du Nord, les temples de l’ancien empire Khmer (IXème au XVème siècles) sont l’atout touristique du pays. Le plus grand et le mieux conservé Angkor Vat est également le plus connu. Majestueux et enchanteur, essayez de le visiter entre midi et deux pour éviter les bus chinois et Coréens qui, heureusement, sont rapides et peu intéressés par les autres constructions. C’est la saison parfaite il ya encore de l’eau dans les bassin, si le soleil se cache, il revient très vite.

Jour 1 : Puisque c’est agréable et écolo vous pouvez louer un vélo à Siem Reap pour 2$/jour. Demandez ensuite à un Tuk-tuk de vous emmener acheter un billet d’entrée (très cher : 62$ pour un pass 3 jours), puis à la porte du site. Pensez à l’eau, il fait très chaud, et au k-way en cas d’averse. Faites la visite à votre rythme c’est tout de même une petite trotte.
Jour 2 : Prenez cette journée pour les temples les plus éloignés, notamment Banteay Srey, la citadelle des femmes à 37 Km au Nord de Siem Reap. Le Roi le fit construire pour l’élue de son cœur. En pierre rose, il est orné de nombreuse sculptures d’Apsara, des nymphes d’une grande beauté. Nous avons négocié 12$ de tuk-tuk pour la journée, à 3 presonnes.

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Jour 3 : Consacré le dernier jour aux temples les plus connus (Angkor Vat, Ta Prohm) prenez le temps de vous balader, de profiter de l’atmosphère. N’hésitez pas à emporter votre guide de voyage il y a souvent de belles explications sur les lieux, leur décor, leur contexte.
Nous avons dormi dans la guesthaouse tout à fait correct Season square villa comptez 7$ la nuit/personne.

  • Battambang

Départ en bus aux alentours de 8H00. Environ 4H30 de trajet depuis Siem Reap pour 12$. Demandez à l’hôtel par mail de vous envoyer un tuk-tuk à l’arrivée avec votre nom, c’est beaucoup plus simple et vous serez sûr qu’on vous emmène au bon endroit. Nous descendons au Blue Diamond. Ce n’est pas au centre mais il y a une piscine, tout est neuf. Un bon restaurant. Les chambres sont vraiment spacieuses, comptez 3$ pour un plat, 5$ par nuit.

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Battambang est la deuxième plus grande ville Cambodgienne par sa population, il est agréable de s’y promener, de repérer l’architecture coloniale Française encore présente par endroit. C’est assez charmant et tranquille. Le marché est inévitable pour se plonger dans la culture, les odeurs. Vous y trouverez de quoi vous restaurer, des épices, des bijoux, des manucures…

Après la promenade, nous nous sommes offert un moment au Vanak massage (En face du madison corner). Prestations dispensés par des aveugles qui connaissent très certainement votre anatomie et ses points les plus sensibles. Bien que nous ayons demandé la formule Medium, la séance est très énergique. Pour le moment de bien-être on repassera, c’était plutôt rouleau compresseur. Cependant, les jours suivants on se sent mieux.

Pour nous remettre de nos émotions nous nous sommes arrêtés dans le bar d’à côté, le Madison Corner. Très joli hasard qui nous a permis de rencontrer Patrice Belin, patron Français du lieu. Amoureux du Cambodge, il y vit depuis 12 ans. Il vous contera son histoire, sourire aux lèvres. Si vous êtes sage, peut être pourrez vous déguster le rhum local bio de Kampot. N’hésitez pas à lui poser des questions en rapport avec ce que vous aimeriez faire (manger du chien, vous faire tatouer au bambou, vous balader en bateau, sports extrême…) il connait le pays et beaucoup de monde.

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Le lendemain, prenez un tuk-tuk pour la demi journée. Allez vous promener paisiblement du côté de Wat EK Phnom. Un joli petit temple en ruines orné de fleurs sauvages et un immense bouddha blanc. Au retour, arrêtez vous le long de la route pour découvrir les artisans qui préparent les feuilles de riz. Mangez un rouleau de printemps et un nems, plus frais c’est impossible !

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  • PURSAT/ KAMPONG CHHNANG

Franchement la ville de Pursat ne nous a pas tapé dans l’oeil. On y arrive facilement par le bus. Nous avons logé dans un hôtel de base environ 5$ la nuit, le Than Sour Tmei . Il y a une petite vendeuse à gauche en sortant qui fait des plats pour le soir, sinon en face le sky bar un endroit un peu douteux ou la carte est excessivement cher.

L’idée était juste d’y passer la nuit afin de nous rendre le lendemain à Kampong Chhnang. Le village flottant sur le lac Tonle Sab est magnifique. On embarque sur un petit bateau qui durant une heure vous fera traverser la vie particulière des habitants. La station service, l’église , l’école… posées sur l’eau. Lorsqu’une bonne place est disponible ou s’il faut faire une réparation, les habitants déplacent carrément leur maison et c’est un spectacle assez incroyable.

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  • PHNOM PENH

Et du bus et du bus ! Pensez à recharger votre playlist et vos écouteurs, la lecture est parfois difficile étant donné la conduite sportive, le karaoké et le chant du coq. De Pursat, Comptez une bonne journée pour arriver jusqu’à la capitale.

Nous n’avons pas passé beaucoup de temps en ville. Mais il y a énormément de choses à voir. Se promener sur les quais le long du Mékong, un petit côté promenade des anglais. En soirée, les arbres se parent de lumières c’est agréable d’y siroter un verre.

Un moment inoubliable du voyage et l’un de mes coups de cœur malgré ce qu’il représente : la visite du S21. Musée du génocide comme l’appellent les guides. Je l’ai plus ressenti comme un espace de recueil, de mémoire. Cette ancien lycée construit par les français est tristement devenu un centre de torture durant la folie du régime Khmer rouge. Bien que l’on puisse avoir une notion de qui était Pol Pot et savoir qu’une guerre civile à eu lieu au Cambodge, cette visite nous permet vraiment de nous rendre compte et de comprendre ce qui à put se passer entre 1975 et 1979. Comment en 4 ans , 1,7 millions de personnes sont mortes dans leur pays, sous les coups d’une révolution manquée, devenue absurde et incontrôlable. A cette époque en France, on ne croit pas vraiment aux cris des victimes, Pol Pot à fait ses armes au Pati Communiste Français et fréquenté les bancs de la Sorbonne, il y rencontre d’ailleurs un certain Jacques Vergès qui le défendra plus tard. Réticente au départ, j’ai eu peu d’un Disneyland de l’horreur comme peut l’être le musée du World Trade Center. Ce n’est pas du tout le cas. C’est une promenade solitaire à travers l’histoire. Je vous recommande fortement l’audio-guide très bien réalisé, qui permet l’écoute de témoignages, de musique, de discours… On vous donne les infos, c’est à vous de les intégrer. Pas de voyage au Cambodge sans comprendre ce passé qui marque encore les esprits de chacun des sourires que vous croiserez. Les personnes qui ont 43 ans actuellement ont vécu cette horreur, c’était hier. La population dont une génération entière a été décimée possède une moyenne d’âge de 22 ans, pour vous donner une idée.

Pour se détendre on va manger au restaurant Frizz 67, Oknha Chhun St. (240) . l’endroit parfait pour déguster la cuisine Khmer, leur Beef salade est délicieuse. Faites ensuite un tour au marché Russe. Vous y trouverez de tout cependant c’est assez cher, pour les baskets et autres articles de marque, je vous conseils plutôt d’organiser un voyage au Vietnam.

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Notre hôtel : Royal Guest House était très bien, petit déjeuné copieux et en face d’un bar a cocktails. Proche du marché central, c’est toujours agréable de se promener le long des allées pour s’imprégner de l’atmosphère de la ville.

L’entrée du palais royal est fixée à 11$, il faudra se pousser pour ne pas être sur les photos des touristes. C’est à voir parce qu’il reste peu d’histoire du pays après les destructions en masse du régime Khmer rouge, ça dépayse mais rien d’extraordinaire. Attention, certaines partie sont fermée quand le roi si trouve, à vérifier.

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Pour finir nous avons grimpé jusqu’au temple de Wat Phnom qui domine la ville de 27 mètres. Juste en dessous, l’ancien quartier Français.

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  • SIHANOUKVILLE

Et oui, au Cambodge il y a aussi la plage. La ville est posée tout au bord du golf de Thaïlande c’est probablement l’une des eaux les plus chaudes où je me suis baignée. La ville en elle même n’a vraiment rien de magique. Son marché est le même qu’ailleurs. En pleine ouverture au tourisme, les promoteurs immobiliers ont la main mise ici. Les constructions poussent partout et à cause de la chaleur certains chantiers ont lieu la nuit…évitez que ce soit derrière votre hôtel. La pluie n’est pas rare le long des côtes, vérifiez la météo. Quelques casinos ; apparemment un haut lieu de la fête Vers le centre. Nous n’avons ni vu ni entendu grand monde à cette période. L’immense plage d’Otres pourrait être magnifique mais ici la prévention quand à la pollution n’a pas encore eu lieu. On jette ses détritus à la mer et forcément…Ils reviennent.

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Pour ceux qui sont plus bolas, feu au bord de la plage champignons et crustacés vous trouverez de nombreuses auberges de jeunesses à Otres beach dont le nom évoque leur « coolilitude ». (Mushroom Point, the green place…). Nous avons choisi plus traditionnel mais au bord de l’eau : Otres long Beach Bungalow II.

Nous avons tout de même passé quelques jours sur la plage. Bronzage ou cours de yoga avec Marta (5$/h; Tel What’s app : +855 97 284 0537). Il est agréable de faire un tour sur les îles. Un bateau vous emmène toute la journée pour 12$ par personne vers Koh Russei, Koh Rong Salem, Koh Ta Kiev… Vous pouvez aussi pour quelques dollars en plus organiser votre propre tour.

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  • KAMPOT/ KEP

Elue à l’unanimité meilleure ville de notre séjour au Cambodge, Kampot est apaisée, sereine, jolie. Un petit café hipster pour le matin, un restaurant face à la rivière le soir, il y fait bon vivre. Pour ne rien gâcher, nous étions dans une guest house tenue par des Cambodgiens parlant encore le français. Ils adorent parler la langue et pourront vous aiguiller sur ce qu’il y a voir et à faire. Le père, aux heures de sieste, en toute intimité vous racontera sa vie et ses souvenir du régimes Khmers rouge, ses doutes quand aux nouvelles générations. Le fils préparera vos billets de bus. Il nous a beaucoup aidé pur notre départ au Vietnam.

De Kampot, vous pouvez prendre un petit van et vous rendre à Kep en une heure. Il y a la plage mais c’est également l’endroit idéal pour déguster des petits crabes grillés au poivre de Kampot, la spécialité. Le marché au poisson, un peu plus haut dans la ville est très authentique.

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A faire, c’est obligatoire : le cours de cuisine proposé par le Khmer Roots cafe. Le chef est très attentif et vous expliquera tout pour faire vous même votre lait de coco, votre pâte de curry. C’est une très belle façon d’échanger, de comprendre la culture. Vous en sortirez avec plein de recettes à reproduire à la maison (je vous en donnerai quelques-unes dans un article spécial). Bien que pleine de saveur, la cuisine khmer n’est pas trop épicée. Avec quelques ingrédients de base vous pouvez faire toutes sorte de plats. Nous avons eu la chance de partager ce moment avec les blogueurs du site International cuisine, leurs photos et recettes vous en diront encore plus.

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Passez ensuite par la plantation de poivre. Immanquable. Le poivre de Kampot est l’un des plus réputé au monde. Vous apprendrez tout sur les secrets de fabrication. (Pour ceux qui n’auraient pas le temps, j’ai promis de faire un article dédié et un Lannister…pardon). Cette journée fût notre journée préférée et elle nous a coûté en tout et pour tout 20$ par personne.

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Un second jour peut être consacré à la découverte des campagnes Cambodgiennes. Passage par le Secret lake (secret car c’est Pol Pot qui en a ordonné la construction afin de créer des réserves d’eau. Bonne initiative sauf qu’évidemment les ouvriers, forcés au travail, sont nombreux a avoir laisser leurs âmes au fond. C’était là ou il ne fallait pas aller, ce qu’il ne fallait pas dire).

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Un petit pique-nique au bord de l’eau puis la découverte des caves du temple Phnom Chhngok. Impressionnant ce creux dans la montagne ou depuis des siècles on imagine une histoire. La visite est menée par des enfants malheureusement trop jeunes. « Regardes ici l’éléphant, vois tu ses oreilles ? », des jeunes filles aux pieds agiles et aux yeux de lynx vous entraînent dans une descente périlleuse afin que vous puissiez admirer les chauves-souris qui se cachent là. La bienséance dirait de ne pas leur donner d’argent, que cela les décourage d’aller à l’école.Le cœur donne quand même. Restez raisonnable sur le pourboire. Sur le retour arrêtez vous le long de la route pour déguster un jus de cannes à sucre.

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Pour finir en beauté et sur une belle impression du Cambodge, profitez du coucher de soleil à bord de l’un des bateaux qui vous attendent le long du fleuve. Départ vers 19H00 à l’heure où les crevettiers rentrent au port.  60 minutes de balade, une boisson offerte et même quelques lucioles.

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J’espère que vous apprécierez le  Cambodge autant que moi, je suis à votre écoute pour toute question.

A très vite pour la suite.

 

 

 

 

 

 

 

Ciudad de Mexicó, CDMX

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México, vue depuis le restaurant giratoire Bellini, CDMX

 La ville :

México est la capitale du Mexique, on la nomme officiellement Ciudad de México pour la distinguer du pays (ou encore DF, district fédéral, mais c’est un peu has been). Pour vous donner une idée de la taille du patelin sachez que la population est estimée à 8.918.653 hab soit environ 6006 hb/KM2. Avec les banlieues, nous dirons qu’il y a 20 millions d’habitants. Tout ce monde est perché sur un plateau à 2500 mètres au dessus du niveau de la mer et entouré de volcans qui eux culminent à 5000 mètres. La température peut donc être fraîche en hiver et je vous conseille de passer une liquette. Dans cette cuvette vous pourrez vite constater que cet épais nuage de brouillard ne se lèvera probablement jamais puisqu’il s’agit de la pollution. A l’arrivée comme ce weekend, j’ai eu la gorge qui pique et ce n’était pas un rhume. Vous n’y échapperez pas sauf si vous visez les périodes de vacances, lorsque la vile se vide et que le ciel bleu réapparait timidement. Il est assez difficile de vous faire un topo sur toute la ville, il me faudrait dix ans et je ne les ai pas (pleurs). Je vais dévoiler au coup par coup mes découvertes.

Se loger :

Jupiter, trop occupé pour me sortir de sa cuisse et Crésus mort avant que je ne puisse l’épouser c’est plutôt comme Job que je voyage, à l’extrême économie. S’il est facile pour un jeune couple de renier un peu sur le confort, nous avons décidé de faire quand même attention à notre sécurité. Or, bien souvent un hôtel peu cher est un hôtel excentré ou pas toujours bien fréquenté. Feuilletez les commentaires des comparateurs, voyez ce que disent les clients. Attention la plupart du temps il sont mécontents c’est un fait, il faut vraiment en lire beaucoup pour vous faire un vrai avis et passer sur ceux qui vous parlent de la savonnette. Ce qui vous intéresse c’est « l’ubication » (la localisation, la faune extérieure de nuit). Nous avons tenté l’hôtel Panuco et le Cozumel. Pas trop chers, bien placés et plutôt secur. A chaque fois nous sommes rentrés tard sans problème. Sachez cependant rester discret même après vos dégustations de Mezkal et évitez le quartier de Tepito.

A faire :

Evidemment la liste est immense, je vais juste parler de ce que j’ai fais pour l’instant, je compléterais avec d’autres articles et n’hésitez pas à en rajouter en fonction du temps que vous aurez.

  • Les marchés artisanaux : vous en trouverez à différents endroits de la ville. C’est intéressant pour comprendre une culture et ses traditions de voir ce qui est vendu dans ce genre d’endroits. Souvent les mêmes choses, mais le côté dépaysement vous fera écarquiller les yeux à chaque babiole qui reste encore souvent fabriquée aux Mexique, parfois à la main. Pas encore nos marchés de Noël made in China… pour combien de temps… Ramenez une cadavera, un masque de lucha libre, un instrument de musique, des coffres peints, des habits colorés, des bijoux en art Huichol…img_4693
  • Le musée d’anthropologie de Chapultepec : décrit par les guides comme le plus beau musée du Mexique il est en tout cas immense et très riche. 25 salles, deux étages pour illustrer la mixité et l’histoire débordante du pays. Il est intéressant de s’y rendre avant de partir voyager. Vous en apprendrez d’avantage sur les civilisations que vous rencontrerez sur votre chemin. Mayas, Toltecs, Aztèques…Nous avons regrettez l’absence de cartels (un comble au Mexique), en tout cas parfois peu ou mal détaillés. Bien sur audio-guides et manuels vendu à l’entrée viennent palier à ce manque m’enfin des fois on en a marre de payer… entrée à 70 pesos.

  • la cineteca national : Il était évident que j’y fasse un tour et surtout lorsque j’ai vu l’annonce d’une exposition sur Stanley Kubrick, parceque je l’aime. L’endroit est très agréable avec un petit parc, un restau/café. Prenez vos tickets pour une expo ou pour vous faire un film, plein de rétrospectives, en l’occurrence « 2001: l’Odyssée de l’Espace » et « orange Mécanique », mais aussi les films à l’affiche Lala land et tout. C’était une super expo beaucoup de documents, d’objets venant de la collection personnelle de Kubrick, je l’aime encore plus.

    Les repas:

    Au mexique on mange quand on a faim, il n’y a a pas d’heure, les puesto (Stand de rue) vous attendent à toute heure. Tacos, quesadillas,tortas il y a des millions d’options pour des prix tout à fait raisonnables. Promis, je vais faire un article spécial cuisine parce qu’il faut que je vous raconte !! Cette fois nous avons fait une entorse budget pour monter au 45 étage de la tour du World Trade Center et manger au restaurant Bellini. Plus grand restaurant giratoire du monde qui vous offre une vue à 380 degrés sur la ville. La surprise est de constater qu’il y a à Mexico peu de Buildings et aussi beaucoup moins de lumières nocturnes inutiles que dans d’autres capitales. Je vous conseille de vous y rendre pour le coucher du soleil. Le repas, cher au Mexique est abordable pour un français , sortez la thune ! (Environ 100 euros pour deux avec cocktails et vin). Les plats étaient bon bien que servis un peu froid malheureusement.

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Boire un verre :

Les musées ça dessèche et en sortant on s’en jetterai bien un petit couleur formol. Votre chance car au Mexique la tradition se découvre aussi à travers les différentes façon de consommer l’Agave (cactus) et ici, Hermosa, c’est pas juste du sirop pour pour tes pâtisseries. On en fait de la Tequila, du Metzcal ou du Pulqué…que des truc bien sympathiques. Si Tequila et Metzcal servit en petits verres portent l’étiquette « danger », le Pulqué est vraiment un traite. Aromatisé à la mangue, le citron, la noix, la goyave…il n’a pas le goût de l’alcool et sa consistance pâteuse et nutritive te permet de continuer sans tomber pendant plusieurs jours consécutifs… Boisson traditionnelle et très ancienne le pulqué avait un peu disparut jusqu’à ce que des pulqueria le remettent au goût du jour. Contrairement aux autres le pulqué est fait de la fermentation de l’agave et non de sa distillation. Nous vous conseillons la petite pulquria située place Garibaldi, vous pourrez y boire vos litres en terrasse à la musique des mariachis et de l’animation populaire. On dit qu’il ne faut boire qu’un pulqué, qu’après on risque de voir 400 lapins. Vous connaissez Alice, imaginez ce qui se passe déjà quand vous en avez vu un… alors 400 et dans Mexico… Bref pensez à rentrer, ce n’est pas la France, les rues peuvent être sombres.

Mon PVT en Australie #1: Le Travail

Il faudra plusieurs articles pour vous parler en détails de mon permis vacances travail et de mon voyage en Australie tant celui-ci fut riche. J’ai décidé de commencer par la partie travail car c’est celle dont on a généralement le moins de retour. Pour les démarches vous trouverez facilement de quoi vous renseigner et des tutoriels très complets sur les pages dédiés telles que Pvtistes.net ou Whv.com. Facile à obtenir et plutôt abordable, nombreux sont les français qui ont déjà foulé le sol Australien. Vous trouverez donc nombreux récits d’expériences. Existant depuis de nombreuses années et testé par moultes voyageurs, le PVT Australien est le plus facile pour se lancer dans l’aventure. Les Autraliens eux même savent très bien en quoi consiste le programme ce qui facilite les choses pour les démarche mais entraîne nombreuses dérives.

Je vous raconte tout :

Arrivés le 9 Février à Melbourne, mon travelmate Ben et moi avons profités une bonne semaine de la ville avant de nous lancer dans la recherche travail. Avec seulement quelques économies, nous n’avions pas encore de quoi acheter la voiture de nos rêves pour nous lancer sur les pistes de sable. Nous nous sommes procuré le Harvest guide, le bouquin du woofing et nous rendions chaque matin à la bibliohèque (le wifi étant souvent en suplément dans les auberge de jeunesse). Vite, nous nous sommes rendu compte qu’il ne serait pas si facile de trouver du boulot depuis la ville, sans voiture. En effet, même si à l’époque nous ne prévoyons pas de rester une deuxième année, nous souhaitions tout de même effectuer nos 88 jours (nécessaire pour obtenir une extension de visa) pour nous laisser l’option. Afin ne pas courir après ces jours tout le voyage, nous avons décidés de commencer par ça.

A Savoir : Le Harvest Guide, ne vous permet pas de trouver du travail.Il vous indique dans les grandes lignes où ont lieu les différentes récoltes. Celles-ci dépendent évidemment du climat de l’année et peuvent donc être décalées de plusieurs semaines par rapport à ce qui y est écrit. Nous vous conseillons d’appeler tout les jours en précisant que vous avez une voiture (même si ce n’est pas le cas), et chaque jour affirmez que vous êtes dans un état différent pour tâter le terrain (on ne vous donnera les plans que si vous vous trouvez déjà dans l’état, mentez vous vous déplacerez après).

Bref, le harvest guide nous disait qu’il n’y avait aucun job pour nous. Les numéros de ferme que nous trouvions dans le bottin nous répondait soit que leurs équipes étaient au complet, qu’ils n’étaient pas en période de récolte. Nous avons compris qu’il fallait être sur place, pour comprendre la situation. Nous sommes nombreux et les places sitôt libres, sont prises. Nos voulions aller vers le sud, proche de la Yarra Valley où il y a des vignes et avons donc choisi un woofing à Torquay. Chez Cynthia, vous la trouverez dans le guide.

Le WOOFING :
C’est tout de même une idée formidable si tout le monde respecte le deal. Contre 4 heures de travail par jour, nous avions notre chambre avec salle de bain et salon/TV. Nous avons convenu de jardiner de 8H à 12H00 et avions donc tout nos après midi pour aller trainer avec les surfers sur les plages de Torquay ou dans les vagues de Bell’s Beach. Auparavant, Cynthia possédait une petite boutique pour vendre ses légumes et herbes. La vente n’existait plus mais grande fan, elle possédait un jardin immense ainsi qu’un potagé. Nos tâches consistaient majoritairement en l’entretient de ces espaces verts. Nous avons aussi lavé les vitres, entretenu les gouttières, poncé/repeind le salon de jardin. Sous le soleil Australien, le boulot a l’extérieur est plutôt agréable. Nous avions un sandwich consistant le midi et un bon repas le soir. Plutôt honnête donc, mais ceci ne nous permettait pas de mettre de l’argent de coté pour la voiture… nous avons donc du changer de plan.

A SAVOIR : Si vous voulez travailler en dès le départ ou durant votre voyage, prévoyez d’arriver sur les lieux de récolte au tout début de la saison. Nous pensions arriver pendant la guerre en Février, oui, mais un peu tard. Les équipes étaient déjà en place, nous étions plutôt vers la fin du raisin cette année là !! Attention préparez vous plutôt dès décembre, enfin quand il fait bien chaud quoi !!

Pour être sûr de trouver nous nous sommes rabattu vers les lieux les plus prisés par les backpackers, vous en trouverez plusieurs. (Bundaberg, Mildura…) Au téléphone un homme nous proposait de faire les vendanges à Mildura, pas trop mal payé « Au bucket » (au panier, à la tache)… nous avons décidé de tenter et avons pris le bus. Arrivés tard, tout les camping était fermés, y compris celui où nous avions pourtant prévenu de notre venue. Nous avons dormi dehors, en face, sur un carré d’herbe. Pas de nouvelles de notre homme ni ce jour là, ni le lendemain. Nous avons compris qu’il s’agissait plus ou moins d’une arnaque.
Un peu dépités, nous recommencions du camping à chercher les plans dans le coin. Nous savions qu’il y en avait mais où… et sans voiture…. Petit à petit nous avons compris : le mec nous a rapellé un certain Tonio et nous a donné rendez vous dans un backpacker hostel à Mildura, il avait du boulot pour nous mais nous devions habiter dans son hotel et lui payer le loyer. Seulement, pour l’instant il n’avait pas de place. Pour nous garder sous le coude, il nous à quand même donné rendez vous le lendemain pour une journée de vendange au « Bucket », un chauffeur nous emmenerait.

A 7H00 nous étions à l’hôtel, la journée à été éprouvante, nous avons travaillé d’arrache pied, compté nos seaux. Nous avons été payés une misère, il était hors de question que l’on recommence. Le paysan ne nous à pas payé directement, c’est Tonio qui nous payerai. Pendant 3 jours on a couru après nos sous et compris assez vite que temps que nous ne  payerons pas de loyer nous n’aurions que ce genre de boulot. Les premiers arrivés dans l’hôtel et là depuis plus longtemps ayant les meilleurs places.
BIENVENUE DANS LA MAFIA DU FRUIT ET LEGUME !!
Sans voiture pour nous démerder nous n’avions d’autres options que de jouer le jeu. En pleine saison, nous avons trouvé le seul working hostel qui avait encore de la place, pour pas trop cher et qui nous promettait du travail et nous avons foncés.

Les WORKING HOSTELS :
Le premiers working hostel que nous avons fait n’était pas si mal. Nous étions 4 par chambre (un coté fille, un côté garçon) les chambres a deux en suplément. Nous n’étions pas trop nombreux ce qui permet de se connaitre très vite et rend la choses agréable comme une grosse coloc. Le ménage laissait à désirer mais nous avions un toit, nous étions en Australie. La route vous fait tirer un trait sur l’idée de confort. Le Hic: nous avons attendu 2 semaines le travail tout en payant chaque vendredi en cash. Nous commencions à avoir besoin de boulot ! Surtout, harceler votre loueur chaque jour pour ne pas qu’il vous oubli. Partir dans une autre auberge aurait donné la même chose nous devions attendre notre tour (d’où l’intérêt d’être là avant). Finalement un couple est parti et nous avons récupéré leur place dans une usine qui fabriquait les boites en polystirène dans lesquelles les légumes de Mildura sont emballés. Nous étions bien payé, environ 20 dollars/heures, nous faisions les postes, les nuits payaient plus…mais cela ne comptait pas pour nos jours. Au bout de 3 semaines ils n’ont plus eu besoin de moi. Ben est resté. J’ai rappelé les hostels avec vraiment l’idée de faire mes jours. On m’a proposé de bosser pour un maraiché, j’ai accepté et changé d’hostel.
Là a commencé la pire partie de mon voyage qui a durée 50 jours. Je suis arrivée dans une usine à backpacker, nous étions toujours 4 par chambres mais dans un espace minuscule. Le ménage consistait une fois par semaine dans le simple vidage de la poubelle. On nous donnait a l’arrivée un bol, une tasse, un couteau et une fourchette nous conseillant de les garder cachés avec notre nourriture dans nos chambres pour éviter le vol. La salle de bain et notre toilette faisaient partie intégrante de nos 9m2 pour 4. Des gens partout, la fête tout le temps peut import les horaires de boulot de chacun, les mecs qui vomissent dans nos chaussures devant la porte nous obligeant à rentrer dans notre cellule les habits qui puent l’usine de garlic (ail) ou la boue de mes champs de maïs. MAIS, je bossais tout les jours, samedi et dimanche inclus. J’ai réussi à obtenir du fermier dur en affaires et au regard lubrique qu’il me donne 900 dollards par semaine si j’acceptais de conduire le tracteur et de prendre en charge l’organisation des récoltes. J’ai appris vite, il a donc fini par être sympa et la vue du soleil levant sur les cultures m’aidait à tenir. j’ai rencontré dans tout ce lot quelques personnes très sympa. La plupart des autres passeraient leur PVT entier dans ce taudit, dépensant le weekend ce qu’ils avaient durement gagné la semaine. Ce n’était pas l’Australie qui les intéressaient et quitte à faire la fête, je n’ai pas compris pourquoi à Mildura. Enfin, chacun son voyage et dès que Ben eu fini à l’usine nous avons acheté une voiture à Mildura et nous avons taillé la route vers Adélaïde pour débuter l’organisation de notre road trip, je vous raconterai ça.

Après un mois et demi de paysages, de beauté et de vacances, la meilleure partie de mon voyage, nous sommes arrivés a Darwin. Heureux mais totalement broke. Et l’histoire du boulot recommençait. Nous n’avions pas envie de retourner en Hostel, surtout que maintenant nous avions notre voiture aménagée. En remontant nous nous sommes arrêtés dans toutes les fermes de mangues le long de la route, mais cette fois nous étions là trop tôt. Nous avons squatté notre voiture le long des banlieues bourgeoises de Darwin en continuant de nous rendre à la bibliothèque. Nous avons pris un botin et appelé toutes les fermes, tout les paysagistes, pépinières, bateaux de pêches… aucune réponses positives. Trop tôt pour les mangues, déjà des gens ailleurs. Pendant deux jour nous avons travaillés pour la DARWINCUP (course de chevaux) qui recrute beaucoup de monde, mais cela ne suffirait pas. Nous étions a deux doigts de remonter dans un avion et avions prévu de vendre la voiture à un couple de français quand soudain, un soir, la société LANDSCAPING nous a téléphoné. Ils avaient besoin de 2 français motivés pour le lendemain.

Travailler Directement pour le Boss: 
Devant une maison de Darwin, nous avons donc retrouvé un couple d’Australiens qui nous attendait. Ils avaient leur société de Landscaping, beaucoup de commandes et donc besoin d’aide pour un moment. Nous serions payés au black 21 dollars de l’heure. Voilà qui ne compterai pas pour nos jours mais nous remettrai sur pied. En apprenant que nous dormions dans notre voiture le boss a aussi décidé de nous payer le camping à Lee Point, à coté d’une plage magnifique et nous a formellement interdit de vendre notre super 4X4 Mitsubishi. Nous en aurions besoin pour le boulot et surtout je crois que pour lui être en voyage en Australie sans voiture était une belle connerie. Nous nous sommes super bien entendu avec eux et pendant un mois nous avons déroulé des pelouses, planté des fleurs, creusé des tranchées pour installer l’arrosage automatique. Nous commencions vers 8H00 et finissions à 17H00, une bonne pause pour manger à midi… c’était vraiment très chouette et les adieux ont été déchirants.

Nous avons poursuivi notre route vers Cairns. J’ai due ensuite rentrer pour des raisons personnelles mais Ben est resté et il a trouvé un nouveau travail dans la campagne, près de Brisbane. Une usine également mais d’emballage de légume qui cette fois comptait pour le visa. Il y a réalisé tout pile ces 88 jours avant d’être renouvellé. Il a pu ensuite s’orienter vers d’autres boulots, dans les bars ou chez un antiquaire.

Donc pour résumer penser à vous y prendre à l’avance pour les boulots dans les fermes, soyez là avant les autres quitte à attendre un peu sur place. Si vous le pouvez, évitez les backpackers hostels même si bon c’est aussi un moyen de trouver du boulot, écumés les botins. Pensez le plus tôt possible à la voiture avec laquelle vous pourrez vous rendre directement dans les fermes. Attention au SMS et mails qui vous vendent le boulot de rêve c’est souvent des arnaques ou des appâts de working hostel et surtout, surtout, ne perdez jamais espoir, parfois c’est dur mais ne baissez pas les bras vous finirez par trouver.

Ultime conseil : Pour ceux qui sont intéressés pour la construction passer au plus vite votre white card sur internet. C’est payant mais cela vaut le coup niveau boulot. quand à ceux qui s’oriente vers les bars, il y a également une certification à passer pour quelques dollars mais indispensable pour vendre de l’alcool !!! Au boulot  !!